4ème RENCONTRE DES ARTS
MARS 2012 LE PERRAY EN YVELINES
THEME ‘’ Ouverture’’
ACROSTICHE
HORIZON
Horizon entre ciel et mer, mes sens s’éveillent
Oh que je voudrais dormir dans ce sable fin
Rayée sous la pergola entre ombre et soleil
Irisée par la douce rosée du matin
Zébrée de sel et toute parfumée d’océan
On pourrait vivre ici pendant plus de cent ans
Nymphe, naïade ou sirène, en rêve, je deviens…
Isabelle Lecoarer
LA CLE DU BONHEUR
Où courez-vous ainsi, jeunes humains ?
Ici et là, sans réfléchir, trop vite
Et trop pressés, vous cherchez un destin
Que le fil de la vie parasite
Sans cesse avec ses revers et ses heurts !
Cherchez, vires, volez, batifolez,
Il sera toujours temps lorsque l’heure
De la sagesse aura sonné d’ouvrir
Le cours de votre vie avec la clef
Du bonheur.
Isabelle Lecoarer
Bréviaires, mes Bréviaires
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Clairières qui s’ouvrent à la lumière,
Orées où se tapissent les cerfs,
Le vent balaie vos feuilles d’or,
Sous l’écorce la sève s’endort,
Branches nues givrées en hiver,
Vos bourgeons porteurs de promesses
Me réveillent chaque année en liesse
Arbres, mes arbres
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Nuages qui filent au moindre signe
D’averse, couleurs de mauve, de rouille
Et de bleu mêlées par le vent,
Ou qui s’étirent sans grande hâte
Quand le soleil change de cieux,
Effilochant leur douce ouate
Sous les quenouilles des rayons
Ciel mon ciel
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J’aime promener mes chevaux
Et écarquiller de grands yeux
Devant l’immensité des blés
Où s’éparpillent les coquelicots,
Et le colza le long des prés
Où paît un chevreuil solitaire.
Rien qu’à admirer et se taire…
Plaine ma plaine
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Isabelle Le Coarer
L’aurore aux doigts de rose
Nuages roses en cavale
Qui déchirent un ciel glacial
C’est l’aube qui point à l’est
Et le soleil qui se lève
Dans sa magie orientale
Sous la lumière céleste,
Embrumée encore des rêves
D’une nuit trop courte, je reste
A contempler, un peu pâle
Dans la froideur hivernale,
Le jour qui s’ouvre comme un Graal
J’admire le cérémonial
De la nature virtuose,
Spectres aux couleurs géniales
Chaque jour renouvelées
Qui me laissent comme en osmose,
Et inspirent ma matinale
Tel Homère, émerveillée
Par l’aurore aux doigts de rose
Isabelle Le Coarer
Mer et ciel
Oh ! Que je voudrais dormir dans le sable fin
Et m’éveiller sous la caresse du matin
Prisonnière de la rosée, du regard câlin
De l’aube fraîchissante dans ses voiles de satin !
A mes pieds la vague mourante viendra s’écraser
Toute frissonnante de ses coquillages nacrés.
Je recueillerai dans mes doigts ses flots perlés
Cachant avec pudeur toute une immensité.
Mer et ciel, alliage indestructible qui se fond
Dans la ligne indéfinie de l’horizon !
Isabelle Le Coarer
LA FENETRE S'OUVRE SANS BRUIT
Dans la maison il fait trop chaud
Le vent léger dans les rideaux
Joue de l’ombre et de la lumière
A travers les carreaux de verre
La fenêtre s’ouvre sans bruit
Le soleil dessine une silhouette
De ses rayons qui y pénètrent
Près du volet il est assis
Le chat ronronne à la fenêtre
Isabelle Lecoarer
AUVERS A CŒUR OUVERT
J’ai emprunté tant de fois cet escalier
Illuminé par un œil de bœuf,
Qui, souriant,
Me donnait la couleur du temps.
Ma chambre à l’étage,
Seulement éclairée
Par une simple lucarne,
Rectangle de verre
Ouvert sur le ciel,
Qui m’invitait à peindre
Les ténèbres étoilées,
Mouvementées.
C’est dans ce lieu simple
Où j’ai vécu
Les dernières semaines de ma vie.
J’ai parcouru la campagne,
Les collines avoisinantes,
Mes toiles et mes tubes,
Serrés comme un trésor,
Pour, j’en ai douté,
Laisser à l’humanité
Des œuvres touchantes et fortes,
Pleine de couleurs,
Immortelles.
Malade et tourmenté,
J’ai été surnommé
« Le peintre fou »,
Je suis Vincent,
Pour la postérité.
Simone Provost
LE VOLET
Non, je n’ai pas ouvert le volet par hasard
L’oiseau de mon cœur,
Et avec quelle ardeur,
Malgré mon accueil,
S’est envolé sur le tard.
S.P
EMBRASURE : acrostiche
Etalant
Mes
Bras ouverts
Ravie
Alanguie
Sur
Une
Rive
Escarpée.
S.P
LA CHATTE BLANCHE
Dans l’embrasure de la fenêtre,
A l’ombre
Du volet entrouvert,
Somnole la chatte,
En épiant les passants,
Devisant en nombre.
Hélas ! Pas l’ombre
D’une souris à se mettre
Sous la patte !
S.P.
LA VIE EN ROSE
Faut-il voir la vie en rose
Pour être inspiré ?
En pensant à Pierre Loti
Je m’habille en Oriental,
Et perçoit la froideur
Des guindés sans soucis,
Ouverture d’esprit ?
Point d’apothéose.
Simone Provost
LE REVEIL
Au petit matin,
Une odeur de café
S’immisce jusqu’à la chambre.
Mes narines hument et s’enflent,
Réveillent mes papilles.
Je baille…..
Lapremière paupière se soulève,
Puis la seconde,
Mes yeux sont-ils ouverts ?
Du noir encore,
Dedans et dehors.
Les volets fermés
Ne laissent pas passer
Les chants des oiseaux…
Mes oreilles ne perçoivent
Que les informations lointaines
Bonnes et mauvaises
Divulguées par la radio.
Soudain deux bras chauds
M’enlacent…
Chut !n’allume pas la lumière !
Il y a cinq minutes à peine
Dans les bras de Morphée,
Je dormais à poings fermés.
Simone Provost
Petit poème à la manière de …
SI TU VEUX ....
Contempler la beauté des étoiles et des cieux
Et regarder son âme dans le bleu de ses yeux
Alors ouvre tes yeux !
Si tu veux
Vibrer aux sons d’un univers majestueux
Entendre et comprendre cet autre, ton pareil
Alors ouvre tes oreilles !
Si tu veux
Apprendre de la vie les secrets fabuleux
Et du vrai et du beau découvrir l’harmonie
Alors ouvre ton esprit !
Si tu veux
Te connaître toi-même et entendre les Dieux
Dévoiler les mystères, en déchiffrer la trame
Alors ouvre ton âme !
Mais si tu veux que tout cela ait un sens
Et ne pas limiter ta vie à tes seuls sens
Méfie-toi du réel et de l’humaine ronde
Ose ouvrir ton esprit aux dimensions du monde
Et pour qu’enfin de toi s’éloigne toute peur
Alors mon fils, ouvre ton cœur !
JCPia
TRISTESSE A COEUR OUVERT
Ma rue est sous la pluie
Et ma fenêtre luit
Du son des réverbères
Elle fait vibrer son verre
Je vois le temps qui passe
Il s’arrête là, en face
Me regarde un instant
Puis s’en va se disant
Que l’heure n’est pas venue
De m’ôter de sa vue
La tristesse m’envahit
Mais pourquoi cette nuit
Suis-je tant solitaire
Sur une si vaste terre ?
La nuit étend ses bras
Et moi je ne veux pas
Retrouver mon cauchemar
Au ciel de mon plumard
Le sommeil m’a fuit
Et jamais plus la nuit
Ne sera mon amie
Il pleut sur ma vie
Il neige dans mon cœur
Mais où est le bonheur ?
Illusions de la vie
Ceux que j’aime me fuient
Ils ont trouvé ailleurs
Ce qui fait mon malheur
Satisfaits de leur choix
Qu’ont-ils à faire de moi ?
Comptables du temps qui passe
Ils effacent ma trace
Peu à peu dans le noir
Se dilue mon espoir
Et lorsque la camarde viendra pour m’embrasser
Je jurerai au ciel que je voulais aimer
Mais qu’ils n’ont pas compris
Et que je n’ai rien dit
Malheureux et trop fier
Je n’ai pas su le faire
JCPia
La vie est un étrange et douloureux divorce
Quand il croit serrer son bonheur il le broie
Quand il étend les bras, son ombre est celle d’une croix
(Aragon)
LA CLE DU COEUR
- Pourquoi étais-tu comme ça ? Si adorable et si insupportable, si proche et si loin, si tendre et si brutal.... Pourquoi est-ce que tu ne dis rien ?
- Je ne peux pas. Tu ne comprendrais pas.
- Ton cœur est fermé à double tour ! J'ai tout essayé pour l'ouvrir, rien n'y fait !
- Qu'as-tu donc essayé ?
- Je t'ai fait rire, j'ai passé du temps avec toi, je..
- Oui ?
- Je t'ai aimé.
- Tu ne me l'as jamais dit.
- JE T'AIME.
- Tu vois... tu l'as trouvée la clef de mon cœur. ne la perds pas, prends en soin, elle est unique et maintenant... elle est à toi.
Charlène Litra
ACROSTICHES
CLOITRE
C oupé du monde
L oin de tout,
O uvert à personne en
I solement permanent rempli de
T énèbres
R égion reculée
E nivrement solitaire
Charlène Litra
ACROSTICHE
ECHANCRURE
E ric !
C hut !
H oula !
A ttention à la marche !
N e fais pas de bruit...
C’est pas l'heure de dormir ?
R etourne dans ta chambre.
U niquement si tu me dis ce qui se passe
R egarde par là...
E nsemble comme au premier jour... Maman et Papa
Charlène Litra
PUISQU’IL ME FAUT OUVRIR MON COEUR
Puisqu'il me faut ouvrir mon cœur
Car ta froideur me désespère,
Je voudrais tes bras m'enserrer
Dans une grande onde de chaleur.
Je voudrais pouvoir t'inspirer
Par ce parfum très oriental,
Odeur de rose, de vétiver,
Qui imprègne toute ma peau,
L'oubli de ce funeste bal
Où d'autres bras, comme un étau,
M'emprisonnaient contre mon gré.
Tu ne dois pas être obstiné
Car dans le fond, tu le sais bien,
Mon amour est grand comme le tien.
Françoise Vrignault
A moi les faunes, les dryades, les satyres !
Venez célébrer la beauté de l'Automne :
Les ors rutilants, les cuivres éclatants,
Les baies rouges, violettes, noires.
Et vous aussi les cerfs, les chevreuils et les biches
Et tous les faisans, les perdrix en habits de moire.
C'est moi, Diane, qui vous ouvre la porte
Des derniers feux de la forêt !
Françoise Vrignault
ACROSTICHES
J’aimerais tant
Ouvrir les volets sur
Une aube
Resplendissante.
Comment ne pas être
Insulté
Chaque jour
A travers
Tes regards
Révoltés
Imaginant mon
Corps
Emasculé.
Françoise Vrignault
L'OUVERTURE DE LA CHASSE
Il a l'air sauvage avec sa moustache taillée à l’oriental,
et il n'est pas déguisé ce matin pour aller au bal..
Il ne s'est pas non plus parfumé à l'eau de rose..
Et ses paroles ne sont pas de la prose.
Il est seulement juché sur son mirador,
Accompagné de son fidèle Médor.
Pour rien, il n'aurait manqué l’ouverture,
Qui chaque année, pour lui, est une aventure!
Dans la froidure de ce matin, il fait bon
Inspirer les odeurs de la forêt.
Espérons que les animaux cachés au fond des bois,
Ne sortirons point de leurs fourrés.
Daniel Jean
Pour empêcher mes chevaux de se sauver,
J'ai mis un cadenas à la barrière.
Et eux, d'eux même, restent derrière.
Aussi, quand ils me voient arriver
Leur hennissement résonne comme un chant !
Ils savent que c'est moi qui ai la clé du champ,
Car s'ils l’avaient, ils prendraient la clé des champs !
Daniel Jean
FENETRE SUR LE PORT
A peine la fenêtre entrouverte
Que doucement l’air frais du matin
Vint à caresser les plantes vertes
Dans la chambre au lit de satin.
Les draps récemment abandonnés
Révélaient les contours des corps
Qui, la nuit y avaient séjourné
Comme s’ils s’y trouvaient encore.
La brise enveloppait d’une senteur
Mêlé d’embruns et d’essences de pin,
Les objets sortant de leur torpeur,
Peu à peu réveillés par cet air marin.
Découvrant l’horizon, penchés à la rambarde
Deux silhouettes, tendrement enlacées,
Ouvrent leurs yeux émerveillés et regardent
Les bateaux qui dans le port ne font que passer.
Des mouettes qui virevoltent dans le ciel
En quête de nourriture, se posent ça et là
Sur les algues mouillées, battant des ailes,
Puis repartirons au large très loin de là.
Soudain une ondée imprévue déferle sur la rade,
Sur la jetée, des flaques commencent à paraître
Compromettant hélas tout projet de promenade.
Qu’importe, pensent les amants en refermant la fenêtre.
Danielle Robert
OUVERTURE A LA POESIE
Le jour s’enfuit rejoindre la froidure de la nuit
A la lueur tamisée où les ombres se confondent
Dansent et disparaissent dans l’oubli
Du silence feutré d’un autre monde.
Il flotte dans l’air comme un point de suspension,
Une sorte de mystère oriental,
Un envoutant parfum de jasmin et de rose,
Mêlé d’arome de musc et de santal.
Une porte entrouverte laisse imaginer
Des sofas capitonnés aux coussins rebondis
Des tapis moelleux aptes à étouffer
Les moindres bruits de pas s’égarant dans la nuit.
De là à inspirer une âme poétique
Le chemin n’est pas loin et l’esprit s’en empare
Et par on ne sait quel parcours énigmatique
Il se peut que de quelques rimes, ce soit peut être le départ….
Danielle Robert
OUVERTURE A LA VIE
Ouvre bien grand tes yeux et tu découvriras La perle de rosée sur l'insecte éphémère Et les poussières d'étoiles venues d'années lumière. Regarde autour de toi et alors tu verras Que chaque humain sur terre est un peu ton frère, Oublie les différences car elles ne comptent pas.
Ouvre grand tes oreilles, alors tu entendras Le bruissement de la feuille lorsque l'oiseau s'y pose Et la chute sur l'herbe d'un pétale de rose; Ecoute autour de toi, alors tu percevras, Bien au delà des mots et même des lèvres closes, Tous les êtres qui souffrent et ne le disent pas.
Ouvre grand tes poumons, respire le vent du large, Mêlant l'odeur des algues et de la liberté, Comme un prisonnier qui vient d'être libéré, Ou découvre, comme l'enfant à son tout premier âge La senteur d'une fleur, un beau matin d'été, Epargnée comme par miracle après une nuit d'orage .
Ouvre bien grand tes mains et sur la plage caresse Les mille grains de sable qui glissent sous tes doigts Ou les blés, dans les champs quand la brise les ploie, Là, tu sauras enfin, avec plein de tendresse, Poser ta main sur l'autre et donner tout de toi Pour alléger sa peine, soulager sa détresse.
Ouvre bien grand ton cœur, remplis-le de lumière, Laisse-toi envahir par sa douce chaleur Et réchauffe celui qui lentement se meurt De ta tendre présence à son heure dernière; Alors tu sentiras qu'un peu d'humanité Donne à l'instant présent un goût d'éternité .
Ouvre bien grand ton âme et si tu cherches Dieu, Pour savoir si la vie et la mort ont un sens, Contemple la nature, tout révèle sa Présence Mais pour Le rencontrer tout simplement tu peux Comprendre, en aidant l'autre à porter ses souffrances, Que la voie de l'amour est le chemin vers Dieu.
Danielle Robert
ACROSTICHE
RIDEAU
Revoir la maison de mon enfance
Impersonnelle et dépossédée de son essence
D’autres rideaux aux fenêtres si connues
Et les pièces vidées de leur contenu
Attriste mes meilleurs souvenirs
Un à un dans mon cœur, à n’en plus finir…..
Danielle Robert
OUVERTURE SUR LE FUTUR
Ce matin là, lorsque j’ouvris les yeux
Je ressentis quelque chose de curieux
Pourtant, tout se trouvait à la même place
De désordre, dans la chambre, pas la moindre trace.
Mais d’évidence, un jour nouveau s’offrait à moi
Car j’en percevais quelques émois,
Je pressentais que chaque heure à venir
Allait transformer tout mon avenir.
Mes pensées, quoique encore confuses,
Jouaient dans la chambre, diffuses
Dans les lueurs d’une aube rayonnante
Et s’envolaient jaillissantes.
Je sentais dans mes veines les frémissements
D’un grand bonheur imminent
Et dans le même temps s’installait une gravité
M’enveloppant toute entière avec solennité.
Etais-ce rêve ou réalité
Ou le simple résultat de ma subjectivité ?
Non je ne rêvais pas, car justement ce jour-là
A l’autel, nous allions unir nos vies, toi et moi.
Danielle Robert
OUVERTURE VERS L’INCONNU
Ce matin-là l’homme déambulait, venu de nulle part,
Au milieu de la foule, du bruit et des interférences,
La véritable froideur qui figeait son regard
Semblait inspirée par quelque indifférence.
La médina emplie de souks, encombrée d’objets
Et d’étoffes exotiques, avait attiré nombre de touristes.
Des senteurs orientales s’échappant des étals surchargées
Flottaient dans l’air et rendait les lieux un peu irréalistes.
L’homme poursuivait sa route sans but, errant au hasard,
Lorsque d’une échoppe s’échappèrent des senteurs de roses,
Il y entrevit une femme sublime au fascinant regard,
Parée comme une sultane, sans affectation ni pose,
Ce qui la rendait unique à bien des égards.
Fasciné par cette apparition, l’homme resta un temps,
Immobile et silencieux, tant il craignait de voir disparaître
Cette créature de rêve, hors de sa vue pour longtemps,
Conscient que dans sa vie, l’amour venait de naître.
Pour lui, point d’incertitude car son cœur s’était mis à s’emballer.
De ses yeux jadis si distants il sentait monter des larmes,
Si fort qu’il lui semblait ne plus pouvoir les contrôler,
Alors que tout son être semblait habité par un charme.
Lorsqu’elle baissa enfin les yeux et vint lui prendre la main
Il la suivit bien au-delà des lourdes tentures drapées
Et sans qu’il ne songe un seul instant à lâcher cette main
Elle l’entraîna vers un monde aux frontières escarpées.
Danielle Robert
Le voyage sans retour
Partie comme ces marins
Pour des courses lointaines
Qui rêvent et voguent sereins
Ignorant notre peine.
Insouciants et heureux, ils nous ont laissés là
Subjugués par leur rêve, contre toute raison
Ils ont brisé les chaînes que leur faisaient nos bras
Et nous ont laissés seuls sans aucun horizon
Confiant ! J’espérais l’amour plus fort que le rêve
Mais de vieux souvenirs, comme une réminiscence
Sable blanc, eau turquoise, poissons d’or, amours brèves …
Ont emporté l’amour et toutes ses apparences.
Tu es partie là-bas, vers des terres lointaines
De te revoir un jour mon espérance est vaine
Tu n’es pas partie seule, là est mon désespoir
Un autre t’a fait rêver et tu m’as laissé choir
Fragrance de ton parfum et douceur de tes lèvres
Lumière de tes yeux qui allume ma fièvre
Illusion de l’amour dans ses vertes vallées
De tout cela, de toi, d’amour je suis privé
Ouvert par le bonheur d’être aimé de toi,
Mon cœur saigne et se ferme sur son désarroi
Mais, contre toute attente
Un vain espoir me hante
… Dis quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe … (Barbara)
JCPia
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